Marie-Claire Waille, conservatrice à la Bibliothèque municipale de Besançon, vous présente « La pompe funèbre de Charles Quint, 1559 »

 

La magnifique et sumptueuse pompe funèbre faite aus obseques et funérailles du très grand et très victorieux empereur Charles cinquième

Joannes et Lucas van Doetecum, d’après Hieronymus Cock

Anvers, Christophe Plantin, 1559

 

Trente-quatre planches numérotées coloriées à la main

Eau-forte et burin

Bibliothèque municipale de Besançon (collection Granvelle)

Restaurée en 2015 avec l’aide des Amis des Musées et de la Bibliothèque de Besançon

 

Charles Quint meurt le 21 septembre 1558 au monastère de Yuste où il s’est retiré trois ans auparavant. Pour rendre hommage à son père, Philippe II, alors en voyage aux Pays-Bas, organise une cérémonie commémorative à Bruxelles, dans la tradition du faste de la cour de Bourgogne. Symbolique, celle-ci veut commémorer les hauts faits de l’empereur, mais surtout, sceller la transmission de son pouvoir à Philippe II.

Le cortège, parti du palais du Coudenberg jusqu’à la cathédrale Sainte-Gudule, est immortalisé en gravure par Hieronymus Cock. Publiée en diverses langues, la « pompe funèbre » est destinée à faire connaître le cortège au monde entier. L’éditeur suit également la tradition de la frise monumentale développée par les graveurs des anciens Pays-Bas.

Antoine de Granvelle, qui participe alors aux tractations diplomatiques pour la paix signée quelques mois plus tard au Cateau-Cambrésis, n’est pas présent lors du défilé bruxellois.

La pompe funèbre de Besançon est présentée pour la première fois depuis sa restauration en 2015. Le cortège seul s’étend sur une longueur de 10 mètres.